"Sentiment étrange par Poupon - je franchis le Cap Horn, à la 428e place... et porte instinctivement à mon oreille gauche une boucle d'oreille en or « virtuelle ». Je l’avoue, je suis fier d’être là !
Point de passage obligatoire pour chaque skipper, à quelques milles près, c’est donc le meilleur endroit de la planète pour mesurer les écarts. Le premier, Scoubidou, est passé dimanche vers 18H00, j'accuse un retard de 58 heures et 600 miles sur le leader contre 700 milesdimanche soir au même point. La météo des prochaines heures va être déterminante...
... Cependant aujourd'hui, à un mois de l'arrivée, un autre sentiment étrange m'envahit subitement et auquel je n'ai jamais été confronté auparavant : le mal de terre !
Le phénomène d'addiction ayant parfaitement opéré, à quoi vont ressembler mes journées, une fois revenu sur la terre ferme et bien réelle? C'est sûr, mon petit bateau va me manquer..."
Ce message, lu aujourd’hui sur le site virtualregatta.com n’est pas celui d’un des 10 navigateurs célèbres encore en course mais d’un des 300 000 skippers virtuels anonymes qui se sont inscrits sur le site et qui se tirent une bourre acharnée depuis plus d’un mois. Employés, cadres, professions libérales, étudiants, chefs d’entreprise, fonctionnaires, médecins … ils ont entre 25 et 50 ans, et n’ont pour la plupart jamais tenu la barre d’un voilier hauturier. Pourtant, ils se sont mués en navigateurs passionnés et, fidèles au poste tous les matins et tous les soirs, ils guettent le bulletin météo, à partir duquel ils règleront l’allure de leur 60 pieds
La voile serait-elle devenue un sport populaire ? Oui ! Grâce au net et à la possibilité de prendre « facilement » part à l’événement et de le partager avec son réseau. La compétition officielle n’est plus qu’un « élément d’appel », un prétexte pour donner envie et mobiliser les foules à un moment donné. Que croyez-vous que recherchent les sponsors aujourd’hui ? De la visibilité médiatique pour asseoir leur notoriété ? Sincèrement, vous pensez que Véolia ou Foncia en ont besoin ? Non, ils cherchent à se constituer une base de données qualifiées et fédérer une « communauté » autour d’un centre d’intérêt fort et une expérience partagée. Avec le web 2.0, le sponsoring a radicalement changé. Ceux qui continue à faire de la visibilité pour la visibilité feraient tout aussi bien de jeter leur argent par la fenêtre !
Aquadesign
L'avenir est donc au ex Directeur du Sponsoring qui ont su prendre le virage du net au bon moment...
T'as tout compris Duhot ;-)
Rédigé par: PowerNath | 12 janvier 2009 à 20:18