Les temps sont durs pour tout le monde. En cette période de vache maigre, la gastronomie ne pas fait plus recette ! Même Barak Obama de passage à Paris dîne dans un bistrot plutôt qu’au Taillevent. Nos meilleurs chroniqueurs, qui n’ont plus grand chose à se mettre sous la dent, se retrouvent contraints de faire de la pub pour des marques dont la simple évocation du nom leur donnait, il y a peu, des aigreurs d’estomac.
Voilà t’il pas qu’après Maïté qui a troqué son tablier contre un ouvre boite, notre Jean-Pierre national, pourfendeur des plats sans saveur et ardant défenseur du « bien manger » nous invite à passer chez ED. Il ne manque plus que Jean-Luc Petitrenaud pour nous recommander de passer le prochain réveillon chez McDo ! En matière de communication, le grand écart n'est pas payant. Arretons de prendre les consommateurs pour des cons (tou court). Qui va sincèrement croire que Maïté se nourrit de cassoulet William Saurin et que Monsieur Coffe fait son marché chez ED ? L'endossement d'une personnalité par une marque fonctionne lorsqu'il existe un minimum de cohérence et de valeurs communes entre les deux. Ce n'est pas parceque Maïté cultive une image de cuisinière populaire qu'elle peut légitimement promouvoir une marque industrielle de produits cuisinés en boite. Et ce n'est pas non plus parce que Jean-Pierre Coffe défend une cuisine "pas cher" qu'il est crédible lorsqu'il fait la promotion d'une enseigne de grande distribution. Attention ! l'image est un capital précieux qu'il est dangereux de galvauder ... même s'il faut bien aussi, j'en conviens, manger tous les jours.
Aquadesign
Entièrement d'accord avec toi. Mais dans cette histoire, qui est le plus perdant ? Perso, je pense que la marque discount peut en sortir gagnante, mais pas M. Coffe. Cette campagne discrédite son discours. Pour quel prix ? C'est tout simplement dommage.
Rédigé par: arnaud | 11 juin 2009 à 09:05