De retour de congès, c’est à peine si je reconnais l’immeuble. Les vitres de l’openspace sont obscurcies de centaines de petits carrés multicolores. En y regardant d’un peu plus loin, la silhouhette d’un monstrueux fantôme apparait. Aurait-on été victime d’une space invasion ? Les immeubles de bureaux désertés pendant l’été aurait il été squattés et seraient-ils désormais hantés ? Pendant que Londres était à feu et à sang, la France connaissait d’autres troubles d’un tout autre type. Tout a commencé à dans le neuf trois à Montreuil,… chez Ubisoft.
La Post-it War était née ! Une façon originale, décorative et pour le coup « low tech », de marquer son territoire et générer, avec fun, de l’interaction. Les media sociaux (facebook, twitter, dailymotion, et les forums…) n’ont pas été en reste et ont largement participé à la propagation du phénomène.
Comme Mentos l’avait fait en reprenant à son compte le buzz viral né de l’expérience Coca / Mentos via la création d’un concours de geyser, 3M, la société qui commercialise Post-it serait bien inspirée (si ce n’est déjà fait), de surfer sur la vague (et stimuler ses ventes au passage) en s’en faisant l’écho. Quoi de plus simple pour elle que d’organiser un grand concours national (voire international), récompenser les créatifs les plus actifs et exposer les créations les plus originales. La plupart des entreprises redoutent les buzz spontannés (souvent négatifs) ou dépensent beaucoup d’énergie et de moyens afin de recruter des fans et les fédérer autour de leur activité. L’opportunité dont bénéfice aujourd’hui 3M ne repassera peut-être jamais. A eux de la saisir à temps. Savoir être à l’écoute, pouvoir s’adapter et réagir sans délai font parties des réflexes que toute marque moderne doit avoir aujourd'hui.


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