
Sésame, ouvre-toi ! Qu’il est loin le temps ou d’un simple mot l’homme commandait à son environnement. A force de vouloir protéger nos ordinateurs, nos téléphones, nos voitures, nos appartements, nos garages, nos comptes bancaires des risques d’intrusion, on nous farci la tête de codes et mots de passe. Et pour être bien certain que personne ne puisse les trouver, on les complique à souhait. Fini les codes à 3 ou 4 chiffres. Il faut désormais qu’ils se composent d’au moins 6 éléments combinant 1 chiffre, 2 caractères spéciaux, 1 lettre majuscule, 1 lettre minuscule et puisqu’on y est une lettre en cyrillique. Si seulement, ils duraient pour la vie, on pourrait faire l’effort une bonne fois pour toutes de le retenir mais pensez-vous ! Comme toute chose aujourd’hui, le code est éphémère, jetable. Sa DLC est réduite à quelques mois tout au plus. Et il n’est même pas recyclable !
Interdiction formelle (sinon, ça bloque) d’y inclure plus de deux éléments des 6 codes précédants. Résultat, après avoir épuisé les combinaisons associées aux noms de vos enfants, parents, grands-parents, animal de compagnie, votre code postal, numéro de rue, étage, téléphone, dates de naissance et même vos chronos au marathon (pour les plus sportifs), vous vous retrouvez sec ! Sans aucune idée de combinaison possible et surtout incapable de vous souvenir de celle que finalement vous avez composée. Alors, vous faites ce qui vous semble le plus simple et aussi le plus pratique (et que tout le monde fnipar adopter !) vous inscrivez consciencieusement le code dans votre petit carnet ou, mieux, sur un post-it que vous collez à proximité de l’appareil à déverrouiller. Vous hésitez une fraction de seconde à modifier une lettre ou inverser un chiffre. Mais y renoncez vous souvenant avoir passé plus d’une heure, la dernière fois, à essayer de retrouver le raisonnement astucieux devant vous permettre de reconstituer le code. Les grosses têtes qui pensent nous protéger en nous pondant des procédures alambiquées et dont elles sont sûrement très fières oublient juste qu’elles s’adressent à de simples êtres humains (pas des machines). Des êtres humains aux capacités et à la patience limitées mais dont l’imagination est inépuisable dès lors qu’elle vise à contourner les contraintes pour se simplifier la vie.
password, 123456 et 111111 sont les pires mots de passe répertoriés par Par SplashData et repris dans un article de Presse Citron http://www.presse-citron.net/les-25-pires-mots-de-passe-de-2011
Rédigé par : Phil2en1 | 09 janvier 2012 à 18:19