Avec l'avènement des réseaux sociaux le web est devenu une formidable caisse de résonnance. Tout le monde veut s'exprimer. Tout le monde a quelque chose à dire et veut naturellement être entendu par le plus grand nombre de personnes possible. Sur twitter, c'est à qui criera le plus fort et se fera entendre auprès du plus grand nombre de followers. Seulement voilà, comme le dit si bien Seth Godin, le problème est que "more noise is not better noise!"
Mieux vaut apporter plus de soin à soigner son propos qu'à chercher se faire entendre coûte que coûte. Le défaut du personnal branding sur twitter, lorsqu'il repose sur des indicateurs quantitatifs de gesticulation comme le Klout, c'est qu'il incite à la frénésie du nombre : parler plus, plus souvent, auprès d'un public toujours plus nombreux. Qui peut sérieusement suivre plus de 100 personnes et engager avec elles un réel échange ? Parler à tort et à travers n'a jamais conféré à personne la moindre influence. Tout au plus un peu de notoriété ! Il y a en fait sur twitter (et sur le web en général) 2 sortes d'oiseaux. Les perruches bavardes qui passent leur temps à répéter ce que disent les autres et à piailler de manière incessante mais dont la musique ressemble surtout à du bruit. Et les rossignols, moins nombreux, plus discrets, qui ne chantent que lorsque ça leur chante. Mais dont la mélodie, unique et inimitable, inspire le respect et fait taire d'un coup toute la volière. Vous en connaissez combien de rossignol par rapport aux perruches ? Et vous, dans quelle catégorie vous situez-vous ?


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